Ce 7 juin 2024, dans la revue Nature (Humanities & Social Sciences Communications), est paru un article dont une de nos membres est co-auteure. Il se penche sur les leçons à tirer de la crise du Covid-19 en prévision de pandémies à venir, en tenant compte des nombreux impacts à prendre en compte dans des domaines variés, largement ignorés jusqu’à présent 1Mormina et al. (2024). Where to after COVID-19? Systems thinking for a human-centred approach to pandemics. Humanit Soc Sci Commun11, 733. https://doi.org/10.1057/s41599-024-03246-4. Nous l’accueillons ici. Extraits :
« Alors que l'élaboration des politiques restera toujours un processus hautement politique, en particulier en période de crise, la gestion des pandémies fondée sur des données probantes peut bénéficier de l'adoption d'une perspective socio-écologique qui intègre des perspectives pluridisciplinaires et transdisciplinaires : biologie, biomédecine, mathématiques, statistiques, sciences sociales et comportementales, ainsi que les perspectives et expériences des parties prenantes non scientifiques.
Nous plaidons en faveur d'une "interdisciplinarité et d'une transdisciplinarité intégrées" qui surmontent la nature typiquement additive du travail interdisciplinaire actuel et qui saisissent mieux la complexité inhérente à la santé publique et à d'autres problèmes de politique publique.
Nous proposons les approches de la science des systèmes et de la pensée systémique comme une approche méta-théorique utile et autoréflexive pour qu'une telle intégration puisse avoir lieu.
Grâce à la pensée systémique, la pratique de l'"interdisciplinarité et de la transdisciplinarité intégrées" permet de comprendre les crises de santé publique dans une perspective socio-écologique centrée sur l'être humain. Cela permet d'élaborer des réponses politiques plus holistiques qui, en mobilisant l'ensemble du gouvernement et de la société, placent les individus, les groupes, les gouvernements et la société dans son ensemble dans un dialogue critique pour coproduire et coconcevoir des interventions qui abordent les crises dans toutes leurs dimensions physiques, sociales, psychologiques, économiques et politiques. »
Et de conclure :
« Le COVID-19 a promis d'introduire une "nouvelle normalité" dans nos vies sociales et politiques. Il peut également inaugurer un changement institutionnel et conceptuel vers une épistémologie socio-écologique (relationnelle) et une approche systémique de la politique fondée sur des données probantes pour des problèmes complexes, avec l'"humain" fermement ancré au centre. »
Notes
| ↑1 | Mormina et al. (2024). Where to after COVID-19? Systems thinking for a human-centred approach to pandemics. Humanit Soc Sci Commun11, 733. https://doi.org/10.1057/s41599-024-03246-4 |
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